Aquarium du Nord

Une histoire de famille

Ayant grandi à la campagne, le père de François St-Louis portait un intérêt particulier pour les animaux. Ainsi, c’est  au début des années 60 qu’il décida d’ouvrir L’Aquarium du Nord sur la Plaza St-Hubert. Dès son jeune âge, François aidait son père à l’animalerie. À l’adolescence, il commença à travailler officiellement au magasin pour ensuite, reprendre officiellement le flambeau quelques années plus tard. Aujourd’hui, François se considère extrêmement chanceux car il reçoit l’aide d’une de ses filles qui compte éventuellement s’occuper du commerce à son tour.

« Mon père a acheté l’animalerie en 1961 et je me souviens qu’enfant, il nous arrivait de tous travailler à la maison à emballer de la nourriture pour oiseaux et pour chiens.  Il nous donnait quelques sous pour l’aide… En bout de ligne j’ai pris la relève il y a environ 30 ans et là, je prépare tranquillement une de mes trois filles, qui a 24 ans, à prendre la place. Je pense que nous sommes la plus vieille animalerie enregistrée sous le même nom depuis ses débuts à Montréal.» me raconte-t-il.

L’Aquarium du Nord offre non seulement un bon service à la clientèle mais aussi une grande variété de produits. De plus, en tant qu’animalerie, ils ont un très grand choix de vivants : 250 espèces différentes de poissons, une variété impressionnante d’oiseaux et de reptiles ainsi que plusieurs races de chats et de chiens.

Quand j’ai demandé à M. St-Louis comment il percevait le service à la clientèle, celui-ci m’a répondu : « C’est la base. On est dans un domaine où l’on doit donner plus d’effort au niveau du service ». Mais ce qu’il préfère par-dessus tout quant à son métier, c’est le fait de travailler pour lui-même. Par ailleurs, il prend plaisir à mettre énormément d’efforts dans son commerce en sachant que sa fille le reprendra dans quelques années.

Pour les prochaines années à venir, il espère que d’autres projets rafraîchissants tel que le projet pilote de l’été 2014 referont surface afin de permettre à la Plaza de mieux s’adapter à la clientèle et à la vie de quartier qui l’entoure.

En lui demandant si tenir une animalerie demandait  une certaine certification, il m’expliqua qu’il n’existe pas d’obligation à ce niveau là. Cependant,  il est préférable d’aller se chercher une formation quelconque. Sa fille a suivi des cours de gestion d’entreprise et lui, à l’époque,  a suivi des cours d’administration générale et de marketing. « Certains organismes donnent beaucoup d’information sur le domaine animalier mais cela ne m’est pas nécessaire car j’en connais beaucoup plus qu’eux. » m’explique-t-il en ricanant.

La décision de reprendre le commerce de son père est venue plus tard. Au départ, il étudiait pour éventuellement devenir représentant de grandes compagnies. L’entreprise familiale n’était par contre jamais très loin.

Une chose est sûre, François est extrêmement fier d’avoir pris la relève de l’entreprise familiale et de voir sa propre fille reprendre à son tour le flambeau. « Trois générations, c’est pas rien ! » ajoute-t-il. Il n’oubliera jamais cette même fierté que son père avait de le voir reprendre l’animalerie. « Ce qu’on apprécie en tant que commerçants installés au même endroit depuis tant d’années,  c’est de tomber sur  un ancien client du quartier qui revient au magasin et qui se rend compte que c’est encore la famille St-Louis qui est là. La surprise et la satisfaction dans leur visage me feront toujours chaud au cœur. »

 

par Gaëlle Lachapelle