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XIXe siècle L’appellation « côte » provient du fait que le centre de l’île représente, à l’exception du Mont-Royal, le territoire possédant la plus forte dénivellation topographique de toute l’île. Le sol de cette région, riche en pierre calcaire, en fait un site propice à l’exploitation. Ainsi, de nombreuses carrières sont déjà en opération le long de la périphérie sud des actuels territoires de Rosemont et de la Petite-Patrie.
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1899, Montée Saint-Hubert, Chemin Beaubien |
La population, constituée en grande partie de catholiques francophones, était majoritairement ouvrière. Les paroissiens de Côte-Saint-Louis cultivaient la terre ou travaillaient dans les carrières à l’exploitation de la pierre. De nombreuses résidences sont érigées le long de la jeune rue St-Hubert, mais ce n’est réellement qu’avec l’arrivée de la voix ferrée du Canadien Pacifique, en 1878, que l’on assiste à son développement commercial. En plus de délimiter officiellement les limites sud du territoire, l’avènement de cette voix ferrée servira à créer de nombreux nouveaux emplois dans le secteur. Plusieurs familles s’installent au nord de cette dernière et aux abords de la rue St-Hubert. S’ensuit alors une période d’expansion économique et urbaine importante. Dès 1880, la rue St-Hubert s’impose comme l’un des axes commerciaux les plus importants du Nord de Montréal. Cette effervescence culmine en 1893 avec l’arrivée du tramway électrique de la Montréal Park & Island Railway Company. Ce dernier facilite grandement les déplacements entre les sites de travail et les quartiers résidentiels et attire un grand nombre de travailleurs immigrants. Résultat, vers 1897, le nombre d’habitants du quartier quadruple et de nombreux nouveaux commerces voient le jour.
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