24 janvier 2011
Ma plaza, c'est la mode | Partie 1
Dans le cadre de la 20e Semaine de la mode, les designers présenteront sur les podiums du Marché Bonsecours les fruits de leurs efforts. Blogueuses et journalistes se bousculeront aux entrées des multiples défilés pour vous rapporter le meilleur des créations. La mode sera à l’honneur, dans nos médias, nos conversations, etc. Je jetterai donc un peu de lumière sur quelques uns des talents qui ne bénéficient pas d’une intense couverture médiatique mais qui tirent néanmoins leur épingle du jeu sur notre artère.
Daniel, photographe de talent, a croqué pendant des années le monde de sa lentille curieuse. Au printemps 2009, il me passe un coup de fil pour que je l’aide à se trouver un local, affirmant que c’est en tant que commerçant qu’il entamera une vie plus sédentaire. Il arrête alors sa course au Sud de la Plaza au mois de mai de la même année pour y démarrer une entreprise hybride avec sa copine Marie-Ève Boutin. Le studio Lihu Photographie se situe à l’arrière du local où les créations Bahia font belles figures derrière la vitrine du local fraîchement rénové.
Il lance ensuite les Vêtements Sproket, sa collection de t-shirts pour homme. Daniel imprime sur un t-shirt 100 % coton ses logos - modifiés par la sérigraphie - des images choisies par des gars, pour des gars. C’est le frère de Marie-Ève qui prend la pose pour la marque. Une affaire de famille pour promouvoir le talent local. J’aime!
14 janvier 2011
Bahia, la splendide
Bahia signifie en arabe splendide, superbe, éclatante de beauté. C’est aussi le nom de la boutique et de la griffe dessinée par Marie-Ève Boutin, une fille calme, généreuse et jolie comme tout. On l’aime parce que sa ligne est originale et bien faite, parce qu’elle apporte un côté artistique authentique à l’artère et parce que, disons-le, elle est franchement cool.
Tu décrirais ta ligne comme :
Les créations
Bahia mettent la féminité en valeur avec des coupes ajustées, des matières riches et colorées, soigneusement sélectionnées. Un style à la fois contemporain et original, jeune et sexy. L'objectif est de mettre les femmes en valeur pour qu'elles se sentent belles et uniques.
Depuis quand t’intéresses-tu à la couture?
Depuis que je suis petite, je regardais ma mère faire de la couture... J'en ai passé des heures à la regarder faire! Mon premier essai a été vers mes 10 ans, alors que j'avais confectionné avec les machines à coudre de ma mère un petit ensemble pour mon petit frère, composé d’une camisole et un short. J'avais même réussi à poser un imprimé sur le petit pantalon! Ma mère fut étonnée de ma finition et surtout que j'aie pu faire ça toute seule! Cet ensemble est d'ailleurs dans un coffre à souvenirs chez mes parents.
Ce qui a confirmé ton envie d’être designer?
Ma passion s’est confirmée à l'école. J'ai un grand besoin de créativité et d'être designer me permet de toujours pousser ça plus loin, d’extérioriser mon côté artiste.
As-tu un designer chouchou?
Je n’en ai pas un en particulier… Je suis curieusement quelqu'un qui ne suit pas vraiment la mode!
En plus d’être une créatrice, tu es une commerçante. Est-ce difficile de faire les deux métiers simultanément ou au contraire, tu préfères tenir ce double rôle afin de t’assurer du contrôle de la qualité à toutes les étapes?
Je préfère en effet faire les deux. Je suis quelqu'un qui a besoin de contrôler son univers. C'est donc plus facile et rassurant pour moi. Je suis d'ailleurs la seule à pouvoir me mettre de la pression. Hi! Hi!
Tu as choisi de vendre tes créations et aussi celles d’Amélie Lemay-Frenette (Escogriffe), Karen Sadegursky (So-Fine), Caroline Castonguay (Karkass) et de Isabelle Godreault (Isago). Ce que ces griffes ont de spécial qui t’ont donné envie de les faire côtoyer à tes vêtements?
J'ai découvert ces griffes pour la plupart par la magie de belles rencontres qui nous a amené à travailler ensemble. Quand je choisis un designer, je dois tout d'abord aimer sa personnalité. J'aime être entourée de gens dynamiques, motivés et qui ont les deux pieds sur terre. Dans ce domaine, il est facile de tomber dans le superficiel et je n'approuve pas ce mode de vie. Ensuite, mon choix est influencé par les textures et couleurs utilisées, les motifs la dentelle... Mais les points les plus importants sont le souci du détail et la finition, essentiels pour un vêtement de qualité.
Quelle est la question que tu aimerais que les journalistes posent davantage au designers?
Qu’ils s'intéressent davantage au plus petit qui aimerait être connu. Je trouve que l'on parle toujours des mêmes choses. Ça manque de renouveau.
En terminant, quels sont tes projets à venir?
Ma collection printemps-été 2011! J’y vais un jour à la fois. J'aime fonctionner de cette façon, car cela me permet de demeurer zen et de ne pas brouiller les cartes.